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Cours de magnétisme personnel

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LA RESPIRATION

« L'homme est le résultat d'une synthèse merveilleuse, mais merveilleuse à condition que tout demeure constamment bien réglé, que tous les rouages fonctionnent bien, que toutes les parties constituantes restent bien solidaires l'une de l'autre, qu'elles se portent secours le cas échéant pour le bien général de l'organisme tout entier. »

Docteur Marcel Viard.

La Grande Loi du Rythme.

LA RESPIRATION

La fonction respiratoire. — Elle nous permet de puiser dans l'atmosphère des énergies mystérieuses. — Les poumons en action; les deux temps de l'acte respiratoire: inspiration et expiration. — La maîtrise pulmonaire et les écueils à éviter. — L'union avec les principes supérieurs. Le yogi à l'entraînement. La mort volontaire du Mage. L'humble disciple accomplit son cycle de douleur. La maîtrise de la respiration d'après les sages hindous. — Le yogi enterré vivant. Le travers de l'enseignement hindou relatif à la respiration. — Comment il faut comprendre la pratique respiratoire. Un exercice simple chez soi, devant la glace. Jouer son rôle. — Notre méthode convient à tous; elle ne présente aucune difficulté. — Faut-il, entre l'inspiration et l'expiration, réserver un temps d'arrêt. Non. Pourquoi. La Loi des Rythmes. — La qualité de l'air que nous devons respirer. — Devons-nous dormir la fenêtre ouverte ? — Eloignons de notre chambre fleurs, plantes et animaux. — Résumé.

 Notre appareil digestif fait subir aux aliments que nous absorbons une série de transformations qui ont pour but de tirer des aliments une partie assimilable: le chyle. C'est ce chyle qui, transformé en sang, va renouveler nos cellules, usées par le fonctionnement continuel de notre usine. Ce renouvellement est assuré par la circulation.

La fonction circulatoire a pour organe central un muscle creux très puissant, le cœur, véritable pompe aspirante et foulante. C'est le cœur qui, en se contractant, envoie par les artères le sang dans tout l'organisme. Lorsqu'il quitte le cœur, le sang est d'un beau rouge vif; il est chargé d'oxygène. Mais, arrivé auprès des cellules qui ont travaillé, un échange gazeux s'opère; le sang cède son oxygène pour prendre de l'acide carbonique et, de rouge qu'il était, devient bleu. Le sang bleu, par les veines, remonte au cœur, qui en se contractant l'envoie dans les poumons. Là, nouvel échange gazeux: le sang usagé, bleuté, libère son acide carbonique et, dans l'air que nous respirons, reprend de l'oxygène qui lui redonne sa couleur rouge vif. Ainsi, après avoir retrouvé dans les poumons toute sa force, il rentre au cœur qui l'enverra à nouveau dans les différentes parties de l'organisme.

Ces deux fonctions, circulation et respiration, sont donc intimement liées.

La respiration, en apportant au sang l'oxygène de l'air, est l'un des principaux moyens que nous possédions pour accumuler en nous l'énergie vitale; elle nous permet de puiser directement dans l'atmosphère ce magnétisme, universellement répandu, qui est la source de toute vie.

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Fig. 14. — Les organes de la poitrine.

Les côtes ont été sectionnées afin de montrer la position qu'occupent le cœur et les poumons dans la poitrine. Au centre (a), le cœur. De chaque côté, les masses pulmonaires. Le diaphragme (g), grand muscle en forme de cuvette renversée, limite, à leur partie inférieure, les poumons et le cœur et les sépare entièrement du ventre. (Dans la présente figure le cœur a été dégagé et ramené à la partie antérieure, mais normalement cet organe est situé dans la poitrine recouvert par les lobes pulmonaires antérieurs).

Les phénomènes électro-biologiques, qui se produisent dans l'intérieur de nos poumons, ont une importance primordiale. Il ne faut donc pas s'étonner du rôle qui leur est donné dans toutes les méthodes qui tendent à augmenter l'énergie humaine.

Tous les psychistes voient dans une respiration large, profonde, méthodique, un moyen de nous apporter sans cesse une plus grande vigueur, une plus puissante activité nerveuse.

Ainsi, M. Albert Caillet, nous dit: « La respiration doit être l'objet d'une constante sollicitude — non pas d'une sollicitude maladive et timorée — mais bien au contraire, il faut en faire un sujet de perpétuel intérêt joyeux, comme étant la source de la santé et de la vie intense que nous voulons fermement implanter en nous. » (  Albert Caillet. — La Science de la vie, Paris, 1913, p. 140. ).

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Fig. 15, 16 et 17. — Aspect physique d'un être cachectique (à gauche et au centre) comparé à un type humain normalement développé (à droite).

Ce qui frappe, dans la double silhouette de gauche (le même personnage habillé et nu), c'est l'absence de développement thoracique qui donne au corps une attitude courbée vicieuse. Au contraire, l'être qui sait respirer est bien campé; sa poitrine est largement développée, ses muscles puissants, tous indices d'une robustesse physique.

Mon père, Hector Durville, insiste dans son Magnétisme personnel sur l'importance des énergies que nous pouvons puiser dans le magnétisme universel. « L'air atmosphérique, dit-il, chargé du magnétisme de la lumière solaire, saturé d'électricité et de ce magnétisme qui entraîne constamment l'aiguille aimantée dans la direction du Sud au Nord, rempli de gaz, de forces physiques et psychiques qui échappent à notre analyse, est certainement le réservoir le plus vaste et le mieux rempli que nous ayons à notre disposition pour y puiser librement certaines énergies qui nous sont nécessaires. » (Hector Durville. — Magnétisme personnel ou psychique, 6e édit,, Paris, 1921, p. 196. ).

Et le Docteur Gaston Durville d'affirmer dans son Art de devenir énergique: « Par la respiration, l'homme peut devenir maître de ses échanges biologiques: par elle il a la clé des énergies formidables qui naissent, agissent et réagissent en lui. »

Vous devez donc veiller attentivement sur votre fonction respiratoire. Vos efforts tendront à augmenter votre capacité thoracique ainsi que votre puissance de respiration.

Plus vos muscles inspirateurs seront puissants et plus grand sera votre jeu respiratoire. Plus l'air que vous respirerez sera pur et plus vous acquerrez cette maîtrise personnelle, ce pouvoir souverain, cette joie de vivre que vous souhaitez !

La respiration nous permet, non seulement de puiser dans notre ambiance ces énergies mystérieuses qui nous entourent, mais elle est pour notre corps d'une très grande utilité. Elle active nos fonctions, stimule notre digestion, régularise le travail de notre cœur.

Respirez profondément et vous modifierez de façon heureuse la partie supérieure de votre corps ainsi que votre stature générale: vos muscles se développeront, votre poitrine s'élargira, vos épaules, rejetées en arrière, ne tomberont plus, elles ne comprimeront plus votre poitrine, votre colonne vertébrale se redressera. Vous aurez plus de maintien, d'aisance, de santé, de puissance.

Les poumons sont enfermés dans la cage thoracique. Cette cage est limitée elle-même à la partie inférieure par un large muscle qu'on appelle le diaphragme. Ce diaphragme, qui sépare entièrement la poitrine du ventre, affecte, au repos, la forme d'une cuvette retournée, dont la partie bombée rentrerait sous les côtes.

Etudions ces organes en action.

La respiration comprend deux temps: l'un pendant lequel l'air entre dans nos poumons: c'est l'inspiration; l'autre pendant lequel l'air sort de nos poumons: c'est l'expiration. L'inspiration est due à la contraction de certains muscles, l'expiration à leur détente.

Suivons de plus près ce jeu musculaire. Pendant l'inspiration, les muscles entrent en contraction: le diaphragme s'aplatit et s'abaisse, tandis que les côtes sont soulevées sur les côtés. La cage thoracique augmente donc de volume: d'une part, le diaphragme, en s'abaissant, agrandit la poitrine de haut en bas et chasse le ventre en avant; d'autre part, les muscles qui s'insèrent sur les côtes (muscles surcostaux et intercostaux externes) agrandissent la cage thoracique circulairement.

A cette contraction — qui constitue le premier temps de l'acte respiratoire, — succède une détente de tous les muscles inspirateurs. C'est le second temps du travail thoracique. Le diaphragme reprend alors sa position première, il s'incurve dans la poitrine et le ventre n'étant plus comprimé revient sur lui-même: de leur côté, les côtes ne subissant plus de traction reprennent leur position de départ.

Ce second temps de l'acte respiratoire se fait sans effort, par simple détente des muscles qui ont fourni un travail au premier temps. Cependant, il n'est pas vrai de dire que nous sommes toujours passif en rejetant l'air de nos poumons. Dans certains cas, les scalènes, le sterno-cléido-mastoïdien, le petit pectoral, etc... entrent en jeu; l'air est alors expulsé violemment par un ensemble de contractions musculaires. Dans ce cas, l'expiration n'est plus toute passive. Mais un tel travail respiratoire est exceptionnel.

Vous concevez quelle importance présente pour votre organisme un travail ample et rythmé. Que votre cage thoracique s'ouvre largement et aussitôt une abondante provision d'air entrera dans vos poumons. Avec une aération mieux comprise, c'est, dans tous vos alvéoles pulmonaires, des échanges beaucoup plus actifs qui seront pour votre organisme la source de forces vives.

Vous devez donc chercher à régulariser et à augmenter votre rythme respiratoire. Mais nous vous mettons en garde, dès maintenant, contre des excès possibles. S'entraîner pour accomplir des tours de force avec vos poumons, c'est aller contre les lois de la nature. Vos organes sont faits pour un travail déterminé que vous ne devez dépasser sous peine de les détériorer. De même qu'il est anti-physiologique de surcharger votre tube digestif, de même vous ne devez pas soumettre vos poumons à une pression excessive. Or, beaucoup se laissent tromper par certaines méthodes de culture psychique qui demandent à la respiration beaucoup plus qu'elle ne peut donner. Dans le Yoga, en particulier, la respiration occupe une place considérable et les adeptes des doctrines de l'Inde l'ont spécialement étudiée.

Le Yoga — littéralement le lien — est une méthode d'entraînement physique et psychique. D'après la donnés générale de la méthode, il existe un principe vital universel appelé Prâna — l'Akasa des occultistes — et qui semble correspondre à l'éther des physiciens. Prâna est le principe de l'énergie manifestée dans tous les êtres vivants. Ce principe nous le trouvons dans tout ce qui vit, depuis le cristal — que les adeptes considèrent comme un organisme susceptible de certaines actions personnelles, et particulièrement d'un choix volontaire dans l'agencement rythmique des molécules dont il s'accroît par juxtaposition, — jusqu'aux corps les mieux organisés. C'est cette force, ce Prâna, que le yogi veut fixer dans son organisme, au moyen d'exercices respiratoires qui présentent dans certains cas une extrême difficulté.

L'entraînement, tel que les hindous l'enseignent, a pour but d'augmenter de plus en plus les deux temps de l'acte respiratoire. Ils font même, entre l'inspiration et l'expiration, un arrêt de plus en plus long. On doit arriver, finalement, à suspendre la respiration le plus complètement qu'il est possible, et même rester des heures, des jours, des semaines sans respirer !

Le début de l'entraînement, tel que nous le rapporte M. Içvaracharya Brahmachari, dans son Traité de Royal Yoga est facile à réaliser. Au commencement, chaque exercice de respiration profonde ne doit pas durer plus de quelques minutes. L'expérimentateur se place, soit dans la position assise, soit dans la position couchée. L'aspiration, comme l'expiration, se font lentement, d'une façon rythmique; l'aspiration absorbe la plus grande quantité d'air possible; l'expiration rejette toute la quantité d'air absorbée. Entre les deux temps et avant de reprendre une nouvelle aspiration, une période d'arrêt. Pendant les premiers exercices, la durée des quatre périodes: aspiration, arrêt, expiration, arrêt, ne devra pas être exagérée.

On le voit, ces conseils sont relativement prudents encore que nous ne voyions aucune utilité à vouloir à tout prix perturber un rythme qui doit normalement s'effectuer en deux temps. Jusqu'ici, l'entraînement ne présenterait guère d'inconvénient sérieux. Mais voici que les difficultés apparaissent.

Soucieux de réaliser un phénomène mystique — l'union complète avec les principes supérieurs, — le yogi veut faire plus et mieux. Dans son désir d'ascension, dans son élan passionné vers le Créateur, il considère que son corps est une entrave et tous ses efforts tendent à diminuer le poids des chaînes qui retiennent son âme à la pesante et indésirable matière. S'évader de la prison corporelle, telle est sa principale préoccupation. Mourir sur ce plan pour renaître dans la divine lumière ! Mais, seul, le Sage connaît les secrets de l'euthanasie magique. Mourir doucement, sans souffrance aucune, à l'heure qu'il a choisie volontairement, franchir en pleine conscience la Porte de l'ouest du Temple Eternel et voguer vers l'indéfectible amour n'est accordé qu'au Mage. Ainsi le veut le Livre sacré.

L'humble disciple doit accomplir son cycle de douleur. S'il ne lui est permis de quitter encore sa prison corporelle où il doit expier ses fautes, il s'efforce déjà, par des jeûnes, des mortifications, des privations, de réduire son corps. Un ascétisme poussé à son degré le plus extrême aura raison des grands rythmes physiologiques; seuls quelques rares aliments, un peu d'eau, du soleil entretiendront une petite étincelle dans ce corps squelettique au-dessus duquel plane déjà l'âme de l'adepte.

C'est tout au moins dans cette conviction que, silencieusement, le yogi accomplit son rite. Il cherche à fixer des forces spirituelles qui illumineront son esprit d'une pure lumière, mais il s'écarte volontairement des forces inférieures. Et pour n'être pas le jouet de ces dernières, il réduit au minimum sa respiration pour, finalement, la suspendre entièrement durant un temps prévu. Un acte volontaire détermine cet arrêt du rythme pulmonaire. Il s'accomplit au moyen d'une autosuggestion puissante qui, utilisant à la fois la force de la pensée et celle de l'émotion, provoque l'inhibition désirée.

« J'ai conscience de maîtriser parfaitement mes souffles vitaux et de m'assimiler aux rythmes de l'Invisible Vie. Ma Volonté, pleinement maîtresse de tout mon être, dirige ma respiration. J'ai le pouvoir de la suspendre à volonté. Ma respiration s'arrête; elle est suspendue pleinement, sans danger pour mon organisme. » ( Içvaracharya Brahmachari. — Traité de Royal Yoga, 2e édit., Paris, s. d, p. 118.).

Durant ces entraînements, l'expérimentateur doit être à jeun et avoir acquis le pouvoir de prolonger longtemps cet état.

Le yogi vise ensuite à obtenir la maîtrise de la circulation. Mentalement, il exalte sa volonté en se répétant la phrase suivante :

« J'ai conscience et volonté de maîtriser pleinement toutes mes fonctions vitales, d'arrêter tous les mouvements de mon cœur, pour flotter dans les grands courants de la mer astrale éthérique. » (.id., p. 119).

L'entraînement est progressif. Au début, la suspension de l'acte circulatoire est de quelques minutes; cet arrêt obtenu, le yogi, par une formule identique, dans ses grandes lignes, aux deux précédentes, tente alors de suspendre son rythme cardiaque pendant un temps beaucoup plus prolongé qui peut varier de quelques heures à plusieurs mois.

Enfin, l'expérimentateur se met dans un état cataleptoïde.

Pour augmenter l'efficacité de ces auto suggestions, l'adepte prend une position spéciale ou asana; il observe les heures favorables et les jours propices. Il respire à tel moment avec la narine droite, à tel autre avec la narine gauche, en observant un rythme préétabli. Il doit même s'efforcer de fermer à volonté la narine qui ne doit pas respirer, non avec le doigt, mais dans l'immobilité complète du corps, par la maîtrise des muscles et des nerfs faciaux ! ! !

Sans vouloir insister outre mesure sur les méthodes hindoues d'entraînement respiratoire, que le lecteur nous permette de lui donner encore quelques détails sur un exercice (le prânayâma) qui vise à faire cesser complètement le travail pulmonaire. Cette pratique permet au yogi, après une ascèse longue et pénible, de se plonger, de soi-même, dans un état léthargique, et si pareil à la mort que l'adepte peut être enterré vivant et supporter une inhumation de plusieurs mois.

Voici comment on procède quand le yogi est devenu maître de son souffle: on fait sous la langue du patient une petite incision que l'on élargit un peu chaque semaine. Cette intervention a pour résultat de permettre au yogi de retourner complètement sa langue, de telle sorte qu'elle obstrue hermétiquement l'arrière-gorge. Avant l'épreuve complète, l'adepte doit assainir son corps à l'aide de massages, d'ablutions, d'un régime spécial (végétarien sous un volume très réduit) et purifier son âme par des prières. Le jour de l'expérience arrivé, il se nettoie l'estomac, s'étend sur une toile, puis, se recueillant, s'auto hypnotise en regardant le bout de son nez. Enfin, il retourne sa langue pour empêcher l'air de pénétrer dans les poumons et tombe en léthargie. On lui bouche alors tous les orifices du corps avec de la cire vierge et l'on enferme ce cadavre vivant dans un cercueil qui est déposé dans un caveau dont la pierre est couverte de terre. On y sème du gazon pour bien s'assurer que le corps ne sera pas exhumé entre temps.

Après le temps fixé (60 jours et parfois plus) le cercueil est retiré du caveau et le yogi est ramené à la vie. Comme bien on pense, cette opération exige des précautions toutes particulières. Les orifices qui avaient été bouchés sont libérés; on remet la langue dans sa position normale, et des soins magnétiques et psychiques appropriés ramènent progressivement le jeu vital dans toutes les fonctions organiques et mentales. Ce retour à la vie s'effectue avec les précautions que l'on devine. C'est insensiblement que le yogi rentre en possession de son souffle. Quelques heures sont nécessaires pour qu'il ouvre les yeux et renaisse à sa condition première. Des voyageurs dignes de foi ont assisté à cette expérience et en ont conté toutes les péripéties.

Après tout, réduire la vie humaine à quelques pulsations imperceptibles n'est peut-être pas impossible. La marmotte et certains ours dorment les longs mois d'hiver et ne vivent que sur les réserves graisseuses accumulées dans leurs tissus pendant l'été. L'homme serait-il, sur ce point, inférieur aux animaux ? Grâce à une discipline de la volonté et à une ascèse appropriée, le yogi a réduit considérablement toute son activité organique. N'accomplissant aucun effort musculaire, n'absorbant chaque jour que quelques grammes de nourriture, jeûnant même durant de longues périodes, le sage hindou se réduit à l'état squelettique. Il n'est plus que l'ombre de lui-même. Dès lors, il semble bien qu'il ait peu de chose à faire pour éteindre la flamme vitale qui brûle en lui. La faible flamme disparue, quelques calories resteront, faibles braises sous la cendre, pour rappeler la vie, au moment désigné.

Cet exercice est très curieux, mais quel résultat pratique en peut-on attendre pour l'individu ou pour la collectivité ? Aucun.

Il n'est nullement besoin d'insister plus longuement sur le danger de ces méthodes. Il saute aux yeux des moins prévenus.

Le travers de l'enseignement hindou relativement à la respiration, c'est qu'il conseille d'aspirer fortement et longuement, le plus longtemps possible, de conserver les poumons pleins un laps de temps qui peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes, et d'expulser ensuite, très lentement, l’air inspiré. Cette méthode est extrêmement dangereuse car, dilatant outre mesure les alvéoles pulmonaires, elle contraint les poumons à contenir un volume d'air auxquels ils ne sont pas préparés. Elle leur impose une distension excessive, d'en afflux sanguin, congestion du parenchyme pulmonaire qui se traduit par une sensation de chaleur à l'intérieur de la cage thoracique. Des troubles circulatoires peuvent s'ensuivre: la tête devient lourde, des étourdissements et même une syncope (arrêt des mouvements du cœur) sont souvent la conséquence de cette tension que nous imposons à nos organes pulmonaires. En outre, fait plus grave, ces exercices de force, souvent de fois répétés, affaiblissent les organes et les prédisposent à la tuberculose.

On voit par cette étude des pratiques hindoues qu'elles sont à éviter car, en suivant n'importe quelle école, nous devons toujours écarter celles qui nous causent une gêne respiratoire, si faible soit-elle. L'accoutumance à l'effort respiratoire accélère le battement cardiaque. Le cœur bat à se rompre, amenant des effets gênants ou douloureux qui peuvent aller du simple bourdonnement d’oreilles à des palpitations sérieuses, puis à la syncope qui peut devenir excessivement dangereuse. La distension des poumons congestionne tout le système circulatoire et donne les symptômes légitimement inquiétants d'un début d'asphyxie: pâleur du visage, dyspnée, râles et tous les troubles qui, réitérés, peuvent amener un dénouement fatal.

Mais, si nous devons éliminer toute méthode nous conseillant des exagérations de cet ordre, il n'est, par contre, aucun point de notre enseignement psychique sur lequel nous devons insister plus particulièrement que sur la respiration.

La respiration bien comprise a d'infinies répercussions aussi bien sur le physique que sur le moral et nous devons nous efforcer que cette respiration soit aussi parfaite que possible.

Le point essentiel, surtout au point de vue physique, est de faire respirer intégralement tout le poumon, de manière à ce que l'air pur pénètre partout pour brûler les déchets et raviver le sang. Il faut que tous les globules sanguins soient baignés d'air ambiant, aussi bien à la base qu'au sommet des poumons. Il est nécessaire pourtant de veiller, comme nous le disons plus haut, à ce que cet exercice salutaire ne devienne pas malfaisant par une fatigue excessive. Nous devons faire respirer les poumons, mais nous devons borner leur entraînement à la limite de leurs forces.

Ces forces, d'ailleurs, se développent harmonieusement au fur et à mesure que l'entraînement se poursuit. Il faut donc commencer par des exercices légers et faciles; dès que l'amélioration se produira, les voies respiratoires demanderont d'elles-mêmes des travaux plus amples, plus fortifiants.

Un point sur lequel nous devons insister, car il différencie entièrement nos méthodes de l'entraînement hindou, c'est que le rythme respiratoire doit se fixer sur deux temps: inspiration ou absorption de l’air dans les poumons; expiration ou rejet de cet air. Mais, à aucun moment, nous ne devons garder les poumons immobiles et pleins d'air. Ce temps d'arrêt exige des poumons une fatigue absolument injustifiée. Le rythme physiologique de la respiration, tant chez l'homme que chez l'animal, ne marque jamais ce temps d'arrêt. Il n'y a aucune raison pour que nous modifions ce qui a été établi par les lois naturelles.

Il est donc nécessaire, pour accomplir au mieux l'acte respiratoire, d'inspirer doucement, graduellement, sans effort ni brusquerie, en allant jusqu'au maximum. A ce moment, le diaphragme est aussi abaissé que possible, portant à leur plus vaste amplitude les dimensions de la cage thoracique. Ce point obtenu, il n'y a plus qu'à laisser les poumons se dégonfler normalement, la poitrine reprendre d'elle-même ses dimensions coutumières. Il n'y a jamais de raison pour distendre les poumons au-delà de ce qu'ils peuvent donner. La respiration est un exercice utile, l'accomplissement rythmique d'une fonction naturelle; ce n'est jamais un tour de force.

Voici un exercice d'entraînement que nous conseillons à nos élèves. Il est simple, facile, à la portée de tous:

Placez-vous dans votre chambre, le torse nu, face à la fenêtre ouverte, ou mieux encore devant une glace. Prenez la position qui vous est indiquée par la figure 18, mais, avant de commencer, assurez-vous qu'aucune ceinture ne vous gêne dans l'accomplissement de cet exercice; le vêtement doit être soutenu aux hanches par la forme naturelle du corps.

Cette précaution prise, placez-vous bien droit, les bras tombant naturellement le long du corps, les talons joints, les épaules effacées et même quelque peu rejetées en arrière, la poitrine bien développée.

Profitez de ce moment pour fixer dans le miroir votre regard qui doit vous aider à maintenir dans votre pensée une heureuse auto suggestion. Vos traits doivent refléter non la violence, la colère ou le désir de despotisme, mais la Confiance en vous, la maîtrise de vos impulsivités, l'assurance que donne une conscience calme, soucieuse de ses devoirs aussi bien que de ses droits. Que vos regards se fixent sur l'image dans la glace. Regardez-vous à la racine du nez, comme vous regarderiez un interlocuteur que vous voudriez amener à partager vos pensées. Regardez d'un œil calme, résolu, fixe mais non hagard, bien droit et plein de franchise. Donnez à vos traits l'aspect des qualités que vous estimez vous manquer et surtout ce calme sans lequel on ne fait rien d'utile.

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Fig. 18. — Exercice respiratoire devant la glace, position de départ :

Au garde-à-vous, corps bien droit, talons joints, bras tombant le long du corps, tête relevée, regard fixant dans la glace, à la racine du nez, votre propre image.

Quand vous avez obtenu cette image de ce que vous voudriez être, renforcez cette vision par votre auto suggestion. Pensez à la personne dont les qualités vous paraissent les plus utiles à posséder. Vivez ce personnage. Représentez-vous son extérieur, mais aussi ses pensées, ses sentiments, les sensations qu'il aurait pu éprouver dans la situation où vous vous trouvez, avec les désirs dont vous souhaitez le plus la réalisation. Créez cette image en vous-même avec le maximum d'énergie possible. Rappelez-vous bien que l'auto suggestion porte d'autant plus de fruits qu'elle fait vibrer, palpiter, naître en nous ces émotions sans lesquelles notre pensée la plus claire est une plante sans fleurs, un terrain aride et sans verdure. Eprouvez donc dans votre cœur, dans vos sentiments, les sensations les plus propres à développer en vous ces qualités utiles à votre perfectionnement.

 L'exercice matériel de la respiration doit s'ajouter à cette auto suggestion pour que le même rythme agisse sur le physique et le moral. Vous êtes donc près de la fenêtre ouverte et vous vous regardez dans le miroir. Une fois l'image intérieure créée, vous faites l'exercice respiratoire qui se décompose en deux temps:

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Fig. 19. Exercice respiratoire devant la glace, premier temps.

A mesure que vous aspirez l'air lentement, progressivement par les narines, — la bouche restant toujours obstinément close, — vos membres s'élèvent devant vous bien parallèlement jusqu'à la station verticale. Accompagnez cet exercice de gymnastique respiratoire d'une auto suggestion puissante. Veuillez augmenter vos forces, Ayez foi dans le succès final.

1er temps: inspiration. — Vous faites pénétrer l'air dans vos poumons aussi lentement, aussi doucement et aussi profondément que possible et, en même temps, vous élevez les bras sans les écarter jusqu'à ce qu'ils aient pris, de chaque côté de votre tête, une position nettement verticale.

2e temps: expiration. — Vous expulsez doucement, par les narines, l'air aspiré. En même temps, vous rabaissez lentement vos bras qui viennent reprendre leur position primitive le long de vos flancs. La figure 19 vous fait parfaitement comprendre la bonne marche de cet exercice.

Donc, deux périodes: aspiration de l'air combinée avec une élévation des membres supérieurs, puis rejet de l'air à mesure qu'on abaisse les bras.

Donnons quelques détails complémentaires:

Au premier temps, vous tenez le corps bien droit, dans la position du garde-à-vous, l'œil fixé sur votre image, à la racine du nez. Vous concentrez votre pensée sur la nécessité d'obtenir la maîtrise de vos impulsions et vous créez en vous l'émotion profonde qui doit résulter pour l'adepte de cette victoire sur les forces inférieures de son être. En même temps, vous aspirez l'air lentement, progressivement, et, suivant le même rythme, vous portez vos bras en avant, puis en haut, sans à coups, par un mouvement aussi continu et insensible que celui des poumons. Vous aspirez toujours la bouche fermée, laissant pénétrer l'air par les narines dont les villosités servent de filtre aux impuretés, toujours en suspension dans l'atmosphère. La bouche n'étant pas défendue par des protections du même ordre, ce n'est jamais par cette voie que vous devez laisser entrer l'air, surtout dans les villes où l'ambiance est plus impure que dans les campagnes.

Cette aspiration doit être lente, progressive; la poitrine se dilate dans toute son ampleur, mais sans aucune violence. Cette période de gonflement des poumons doit être effectuée en deux stades. Tout d'abord, emplissez le bas de vos poumons. Alors votre poitrine s'écarte largement, votre diaphragme s'abaisse, chassant devant lui les viscères abdominaux. Vous poussez votre ventre en avant. Ceci fait, vous passez au deuxième stade: dilatation du haut des poumons.

Facilitez cette respiration costale supérieure en portant les seins en avant; efforcez-vous de gonfler les sommets des poumons, toujours plus fragiles que la base. A mesure que votre poitrine se dilate, votre ventre s'aplatit et s'incurve. C'est un point qui mérite de fixer votre attention, car c'est sur lui que vous pouvez vous guider pour la bonne marche de cet exercice. Quand le ventre se projette en avant, vos poumons travaillent à leur base; quand il s'enfonce et s'incurve, c'est le sommet qui fonctionne. De la sorte, les poumons tout entier travaillent, successivement de la base au sommet et vous éprouvez, à les sentir en bonne forme, une impression de force, de vitalité et de bien-être.

Que se passe-t-il exactement à la seconde période de l'acte respiratoire ? Lorsque vous sentez que vos poumons sont gonflés au maximum, n'attendez pas. Détendez vos muscles aspirateurs.

D'elle-même, sans forcer, la poitrine redescend par son propre poids. En même temps, sans aucun effort, laissez redescendre vos bras qui doivent demeurer toujours allongés. L'air est expiré lentement par les narines, en maintenant la bouche fermée. Ce n'est qu'exceptionnellement que vous pouvez renvoyer l'air par la bouche entrouverte. Mais il vaut mieux rejeter l'air par le nez, ce qui oblige à donner un mouvement plus lent, un rythme plus régulier à la respiration.

Cette deuxième période respiratoire terminée, commencez, sans marquer d'arrêt, un nouvel acte respiratoire. Maintenez bien régulier ce rythme à deux temps et prolongez-le aussi longtemps que possible de manière à créer un mouvement puissant, régulier qui tonifie les organes.

Les exercices doivent être faits, de préférence, devant la fenêtre ouverte. Les personnes délicates devront s'accoutumer progressivement à la température ambiante. En s'y prenant quelque temps avant l'hiver, c'est le meilleur moyen d'éviter les inconvénients de la mauvaise saison. Les rhumes et bronchites n'ont pas de prise sur un organisme aguerri.

N'oubliez jamais de joindre un effort mental à votre exercice physique. Employé seul, l'exercice respiratoire est excellent. Si vous l'accompagnez de mouvements d'élévation et d'abaissement des bras, vous créez un rythme qui donne au travail pulmonaire une portée physiologique bien plus importante et le corps en bénéficie en des proportions considérables. Mais il est nécessaire que l'esprit acquière une plus grande résistance. Tâchez, par une discipline mentale, de gagner des qualités, de vous perfectionner, de vous rendre de jour en jour plus maître de vous, moins impressionnable, moins timide, moins soumis à la colère, aux craintes sans motif ou hors de proportion avec leur objet. Ne croyez pas que ce soit trop tard. S'il est plus difficile de changer son corps quand les années l'ont rendu plus paresseux, il n'en est jamais de même pour l'esprit qui, au contraire, a profité de vos expériences. Luttez donc; secouez cette torpeur à laquelle vous avez peut-être trop de tendance à céder. Surtout, veillez à ce que cette auto suggestion ne reste pas un assemblage de mots. Les mots n'ont de valeur que si la pensée et surtout la sensibilité leur donnent un appui valable. Il faut, pour que l'auto suggestion pratiquée de la manière que nous venons de décrire produise son plein effet, qu'elle fasse naître en vous des émotions heureuses, puissantes, que vous sentiez avec un légitime orgueil que vos efforts ne sont pas perdus, qu'ils font de vous un être supérieur à celui que vous étiez auparavant.

A quel moment devez-vous pratiquer ces exercices d'entraînement respiratoire ?

Il faut les faire au moins deux fois par jour, le matin et le soir, chaque fois durant dix minutes, montre en main.

Le matin, l'air est plus pur; les travaux de la ville ne l'ont pas encore souillé; il vous est donc plus profitable. D'autre part, vous êtes vous-même dans un meilleur état. Votre esprit est dispos; votre tête est dégagée. Le sommeil, qui est le remède le plus efficace à tous les maux humains, a rendu le calme à vos pensées comme à vos organes. Vous êtes donc dans une excellente disposition pour bénéficier pleinement de l'effet de vos exercices.

Le soir, avant de vous coucher, l'air ambiant est pénétré de nouveau du calme qui vient avec la nuit. Vous êtes las de votre journée, mais vous voyez arriver avec plaisir le moment de prendre un repos bien gagné. C'est une disposition heureuse pour vous soumettre à une discipline et vous le ferez par la suite avec d'autant plus de plaisir que vous la sentirez dissiper vos fatigues, éclaircir vos idées, faire disparaître toute exaltation nerveuse.

Cet exercice est des plus simple. N'estimez pas qu'il le soit trop. Toute bonne méthode tend à la simplification, et ce qui est compliqué est généralement de peu de profit.

La respiration telle que vous la pratiquerez, calme, douce, mesurée, est excellente dans tous les cas de faiblesse générale, de sensibilité pulmonaire. Les enfants malingres, anémiés, dont le développement subit un retard du fait de leur santé précaire ont avantage à suivre nos indications. C'est seulement dans les cas de tuberculose très avancée qu'il faut se montrer extrêmement prudent, car, à ce moment, il ne faut pas risquer d'aggraver les crachements de sang (hémoptysies). Il faut donc, en ce qui concerne les maladies des voies respiratoires, prendre l'avis d'un médecin psychiste (Cet examen médical peut être fait à notre Fondation de Neuilly. ).

En tout cas, dès que les grandes lésions sont refermées, il faut reprendre les exercices respiratoires, car, une fois la cicatrisation achevée, ils ne peuvent que donner plus de solidité aux tissus, plus de force à l'organisme. Toutefois, les malades devront se préoccuper de la température ambiante; elle doit être ni froide, ni humide. Eviter les refroidissements et les efforts abusifs, capables de former de nouvelles lésions.

Telle qu'elle est comprise, notre méthode de respiration — profonde, douce, rythmée — convient à chacun, aux plus jeunes comme aux plus âgés, aux malades et aux bien-portants. Elle est simple et ne présente aucune difficulté. Nous la conseillons spécialement à tous ceux qui ressentent une gêne respiratoire, qui sont oppressés au moindre effort, qui sont sensibles aux changements de température, à ceux qui s'enrhument facilement, qui sont sujets aux troubles congestifs, aux maux de tête, aux migraines, aux névralgies.

Quant à vous, dont les efforts tendent à trouver un meilleur équilibre, ne cessez de la pratiquer régulièrement. Votre poitrine se dilatera bientôt avec plus d'aisance et vous serez heureux de ressentir, après chaque exercice, une sensation inaccoutumée de bien-être, de vigueur physique, intellectuelle et morale. Votre circulation sera plus active et plus régulière. Vos forces augmenteront. Vous aurez l'impression que vous puisez directement, chaque jour, dans l'air, qui vous entoure, une nouvelle somme d'énergie.

Nous avons vu que la respiration comporte deux temps: l’inspiration et l'expiration. Au cours du premier temps, l'air gonfle les poumons; au second temps, la poitrine rejette l'air qui a été vicié par les échanges vitaux. Normalement, ces deux temps se succèdent sans arrêt appréciable: dès que la poitrine atteint son plus grand développement, les muscles se détendent, la poitrine retombe d'elle-même et revient à son point de départ. Certains psychistes, nous l'avons dit, recommandent de faire, entre chaque temps respiratoire, quelques secondes d'arrêt.

Ainsi, Hector Durville dit dans son Magnétisme personnel:

« L'inspiration doit se faire très lentement, en élevant progressivement la poitrine et l'abdomen...; lorsqu'on ne peut plus aspirer, on s'arrête pour garder l'haleine aussi longtemps que possible;... puis on la rejette lentement dans l'expiration en abaissant la poitrine et l'abdomen. »

« Lorsqu'on a obtenu un rythme régulier et constant, continue Hector Durville, on s'exerce à augmenter la durée de chaque temps respiratoire et de chaque temps d'arrêt. Chaque respiration, ainsi comprise, se divise en quatre périodes: inspiration, arrêt, expiration, arrêt. On s'entraîne à augmenter mais sans excès, la durée de chaque période. Par exemple, on met au début des essais, 12 secondes pour exécuter l'inspiration, 12 secondes pour le premier temps d'arrêt, 12 seconde» pour l'expiration et 12 secondes pour le second temps d'arrêt, soit en tout 48 secondes. On fait, de suite, dix de ces exercices, Puis, après une huitaine de jours d'entraînement, on porte le nombre d'exercices à douze ou quinze. »

Nous ne voyons aucun inconvénient à ce temps d'arrêt, à la condition de ne pas le prolonger au-delà de 12 secondes. Cette maîtrise de l'activité pulmonaire est de toute façon un excellent moyen de développer l'attention et la volonté. Mais nous conseillons à la grande majorité de nos élèves, surtout à ceux qui ont des palpitations et qui sont prédisposés aux troubles circulatoires, de s'en tenir à la première méthode, beaucoup moins pénible.

Cette première méthode qui a nos préférences, n'envisage que deux périodes dans l'acte respiratoire: une période active: l'inspiration; une période passive: l'expiration. Notre activité pulmonaire comporte normalement deux temps. C'est à notre sens commettre une erreur préjudiciable à nos fonctions que vouloir lui donner un rythme différent. En tout, suivons la Nature; elle sera toujours notre meilleure conseillère.

Tous ceux qui ont le corps souple auront avantage à associer l'acte respiratoire à quelques exercices de gymnastique. De même, il est utile au cours des exercices d'entraînement et de plein air, de faire appel aux forces ambiantes, d'avoir foi dans le succès. II faut, pour que cette auto suggestion soit décisive et porte des fruits, qu'elle fasse naître en vous des émotions saines. Il faut vouloir vous perfectionner. Il faut évoquer devant vos yeux le personnage que vous voulez devenir. Nous reviendrons sur cette auto suggestion émotionnelle dans un prochain chapitre.

Nous vous conseillons d'apporter le plus grand soin aux exercices respiratoires. Il importe que vous n'arriviez jamais à la fatigue. N'oubliez pas que votre respiration doit être, non seulement profonde, mais rythmique. Elle doit être profonde afin que vos poumons prennent leur plus grand développement et que l'acide carbonique du sang usé soit intégralement évacué et remplacé par plus d'oxygène. Vous aurez ainsi plus de vitalité, un beau sang rouge et vivifiant. Elle doit être rythmique, afin que cette régularité se communique à vos échanges respiratoires, et que, sous l'action de n'importe quelle émotion imprévue, vous ne soyez pas entravé par une respiration défectueuse, embarrassée, haletante, telle qu'il s'en produit quand nous sommes en proie au trac, à la crainte, à toutes les faiblesses de notre émotivité. Vous devez non seulement vous astreindre, matin et soir, à ces quelques exercices de respiration profonde et rythmée, mais prendre, dès aujourd'hui, l'habitude de respirer toujours plus largement, plus régulièrement. Pendant votre travail — et surtout si votre occupation est sédentaire, — une telle respiration vous est de toute nécessité. Votre circulation sera plus active et vous n'éprouverez plus de gêne dans la poitrine, de lourdeur de tête. Vos idées seront plus claires et plus nettes. Au sortir de l'atelier ou du bureau, marchez activement, quoique sans précipitation, et respirez amplement. Pensez-y. Attachez à votre fonction respiratoire tout l'intérêt qu'elle présente pour le parfait fonctionnement de votre machine humaine. Le soir, aussitôt après vos exercices de respiration profonde rythmée, mettez-vous au lit et, sans aucun effort, respirez amplement, doucement. Cette respiration amènera dans toute votre personne cette détente physique, ce calme des idées qui sont les préludes d’un sommeil paisible, profond, réparateur.

S'il est indispensable de savoir respirer avec ampleur et régularité, il est non moins important de faire entrer dans nos poumons un air aussi pur que possible.

La vie à la campagne, au grand air, serait idéale. Mais une activité sociale mal comprise nous pousse à nous grouper, à former des centres industriels, des villes énormes ! De plus

 en plus, nous nous entassons les uns sur les autres. Nous vivons près des usines dans une atmosphère empestée; nous subissons l'agitation continuelle qui nous entoure. Comme conséquence de cette vie anti-physiologique, notre corps, lentement, s'intoxique. Nos résistances diminuent. De forts que nous devrions être, nous sommes chétifs. A faire face à cette vie trépidante, notre vitalité s'épuise. Nous vivons mal. Notre corps ne répond plus à son office. Notre volonté s'émousse. Et, triste conséquence, nous mourons jeunes.

Notre devoir est, chacun dans notre sphère, de réagir contre cette méconnaissance des Lois naturelles. Il faut absolument revenir à une conception plus exacte de la Vie sous toutes ses formes. Cherchez, dans la limite de vos moyens, à lutter contre le danger qui épuise insensiblement notre race.

Tout d'abord préférez habiter loin des usines, dans un quartier haut situé et bien aéré. Ne craignez pas de vous loger à un étage élevé où l'air sera plus vif et plus pur. Le mieux serait, après votre travail, de quitter la ville et de gagner la campagne, où les plantes produisent pendant la journée un oxygène vivifiant.

Vous ne devriez jamais respirer par la bouche. C'est par le nez que l'air doit entrer dans vos poumons, les narines sont organisées pour réchauffer l'air et le débarrasser des poussières qu'il contient. Certaines personnes ressentent dans les fosses nasales une gêne qui les oblige à respirer par la bouche. Bien souvent cette gêne disparaît, si nous prenons l'habitude de respirer profondément. Si cette entrave persiste, c'est qu'elle est due, le plus souvent, à un obstacle matériel, à des polypes, à des végétations, à une déviation de la cloison nasale; il est utile, dans ce cas, de recourir à un spécialiste.

Ne contraignez pas votre poitrine et votre ventre. Vos vêtements doivent être amples, confectionnés avec des tissus souples. Il vous faut conserver la liberté de vos mouvements respiratoires. La femme ne devrait jamais s'assujettir à porter un corset qui comprime les côtes, déforme la poitrine, et détruit, avec le rythme du corps, celui du travail pulmonaire.

L'hygiène voudrait que tout travail fût effectué dans des pièces spacieuses, exposées au soleil, bien aérées. Il n'en est malheureusement pas toujours ainsi, surtout dans les villes, où la cherté des loyers oblige les citadins à se contenter d'espaces très réduits. On travaille les uns sur les autres; on dort dans des pièces exiguës.

J.-J. Rousseau a dit que l'haleine de l'homme est un poison pour ses semblables. L'air que nous expirons, nous l'avons dit, contient un gaz toxique, c'est l'acide carbonique. Si nous demeurons pendant quelques heures dans un espace très réduit, fenêtre fermée, l'air se charge de plus en plus d'acide carbonique. En respirant cet air vicié, nous nous intoxiquons à notre insu. Et si nous travaillons quelques heures dans un tel endroit, nous éprouvons des malaises, une gêne respiratoire, bientôt des maux de tête. Nous nous apercevons mieux encore du danger que nous courons à vivre dans une chambre fermée, si nous pénétrons dans une pièce de petite dimension où travaillent plusieurs personnes et dont l'air n'a pas été renouvelé. Dès notre première inspiration, nous éprouvons une impression désagréable, une gêne; nous suffoquons; l'air nous paraît irrespirable. Notre instinct nous avertit du danger que nous courons, mais suivons-nous toujours cet avertissement salutaire ?

Il est donc utile de travailler dans des pièces spacieuses, bien exposées au soleil, bien aérées.

En toute occasion, vous devez vous efforcer de développer largement votre poitrine. Si vous êtes assis, ne vous courbez pas sur votre travail; redressez, au contraire, votre buste. En quittant le bureau ou l'atelier, ouvrez les fenêtres, ouvrez-les pendant l'heure de vos repas, ouvrez-les durant toute la nuit, afin qu'un air pur vienne chasser l'air qui a été vicié durant: votre période d'action.

Sitôt votre travail terminé, allez au grand air, marchez activement, ne serait-ce que pendant quelques minutes. Faites quelques respirations profondes qui régulariseront votre circulation, dégageront votre tête et votre poitrine, dissiperont votre fatigue. Vous vous mettrez alors à table le corps plus dispos, l'esprit plus libre, et vous aurez gagné, par ces quelques minutes d'exercice, un meilleur appétit.

Préférez toujours pour votre marche, les larges avenues où vous circulerez plus librement, les squares ensoleillés où vous puiserez un air plus pur, plus vivifiant.

Après vos repas, nous l'avons dit, si vous êtes en bonne santé, un quart d'heure de marche active stimulera votre digestion. Succédant à votre déjeuner, cette marche vous préparera à l'effort que vous allez fournir dans votre travail. Après votre dîner, elle vous prédisposera au sommeil.

Quand vous serez au lit, une respiration profonde, ample et surtout très douée et rythmée plongera bientôt toute votre personne dans une détente agréable, signe avant-coureur d'un excellent sommeil.

Une question maintenant se pose: faut-il dormir la fenêtre ouverte ?

Ce problème a été longuement discuté. On voit aisément la seule objection qu'on peut faire à une méthode dont l'avantage est d'assurer un parfait fonctionnement de la respiration pendant la nuit. On est en droit de craindre, pour les poumons délicats, le froid et surtout le froid humide, agent des bronchites, des rhumatismes, des rhumes et même des simples et ennuyeux coryzas. Toutefois, la majorité des médecins et des hygiénistes, conseille de tenir la fenêtre ouverte, et recommande, même aux personnes délicates, de dormir à l'air libre de la nuit, sans aucune crainte.

Le Docteur Delpierre, par exemple, affirme que c'est le seul moyen de profiter d'un air vif et pur, l'air des villes étant durant le jour vicié par la fumée des usines et l'haleine impure des agglomérations. D'ailleurs, il donne certaines règles, grâce auxquelles on arrive à éviter tous les mécomptes possibles:

II est préférable que les chambres à coucher soient exposées au sud-est ou au sud, autant que faire se peut;

II est bon d'accoutumer les enfants dès leur plus bas âge à coucher ainsi la fenêtre ouverte. L'enfant, à cause du développement intensif de ses organes, a besoin d'une grande quantité d'air pur. C'est cependant lui qui en est généralement le plus privé, car les parents, dans la crainte d'un refroidissement, sont portés à le claquemurer. L'enfant est naturellement très peu sensible au froid, on le voit par la santé de ceux qui sont élevés à la campagne et qui sont les mieux portants et les mieux développés. Il faut aussi les habituer par degrés à cette aération, ouvrir un peu, puis, progressivement, arriver à ouvrir la fenêtre toute grande. Il vaut mieux commencer pendant la saison chaude, pour parer à tout inconvénient. Enfin, il est bon, en prévision des sautes imprévues de la température, d'avoir toujours sous la main une couverture supplémentaire que l'on peut jeter sur le lit, si on en sent la nécessité. Il faut également veiller à ce que le dormeur ne reçoive pas directement l'air de la fenêtre, c'est-à-dire, surtout en hiver, que le lit ne soit pas placé trop près de l'ouverture, il est bon d'interposer une tenture ou, de préférence, un paravent, qui n'intercepte l'air qu'à la hauteur du dormeur et le laisse circuler à l'aise dans le reste de la pièce. Si le froid est particulièrement intense, il faut se couvrir en proportion. Il faut éviter de placer le lit dans un courant d'air, qu'il soit formé par la fenêtre et une porte ou par la fenêtre et un foyer non allumé et insuffisamment clos. En été, pour éviter les désagréments que nous apportent les mouches ou les autres insectes, on peut user du moustiquaire ou voiler la fenêtre par une mousseline légère ou une toile métallique.

En suivant ces quelques préceptes, l'habitude de dormir la fenêtre ouverte, bien loin d'occasionner des affections pulmonaires, les prévient par l'accoutumance du poumon à la température extérieure. C'est même un régime grâce auquel on rétablit des poumons atteints. Mais il est indispensable de procéder méthodiquement.

D'autre part, le Dr Michaud qui s'est également posé la question de savoir si nous devons dormir la fenêtre ouverte, répond: « Chez l'adulte sain, sans aucun doute. Un homme de 70 kilos utilise par heure environ 700 litres d'air et rejette 25 litres d'acide carbonique: d'où « la teneur en acide carbonique dans une pièce de 10 mètres cubes atteindrait en 10 heures 15 p. 100, soit un taux quatre fois plus fort que celui admis comme caractérisant l'air suspect » (Langlois). Mais il y a plus: l'air expiré par l'homme est un poison pour l'homme, Brown-Séquart et d'Arsonval ont prouvé qu'il contenait un poison volatil, peut-être, dit Wurtz, un chlorhydrate d'anthropotoxine. D'ailleurs, même en admettant les conclusions opposées de Dastre et Love sur l'innocuité de l'air expiré, il n'en est pas moins probable que les excrétions volatiles qui frappent l'odorat de quiconque pénètre le matin en une chambre habitée et close, ne sont pas inoffensives. Donc, dormez les fenêtres ouvertes. Gardez-vous cependant des courants d'air et couvrez-vous bien.

« Chez le vieillard, il est certes plus délicat d'ordonner que la fenêtre reste ouverte toute la nuit, surtout l'hiver. Il faut tenir compte de la constitution, de l'habitude, de la température. En général, il est plus prudent de conseiller de laisser ouvertes les portes, de façon que l'air circule à travers un appartement maintenu à température constante. » (  Docteur Michaud. — Pour vivre vieux, Paris, s. d., p. 77. )

Votre chambre à coucher sera donc bien aérée. Et, sous notre climat tempéré, elle ne devra jamais être chauffée.

Il est utile également que vous éloigniez de l'endroit où vous dormez les fleurs, les plantes, les animaux — chien et chat, par exemple, — qui contribuent à vicier l'air que vous respirez. Comme vous, ils prennent dans l'air l'oxygène et rejettent l'acide carbonique; ils diminuent donc d'autant la quantité de vitalité que vous pouvez fixer dans vos poumons, en même temps qu'ils surchargent votre atmosphère de gaz délétère.

Certaines fleurs sont particulièrement dangereuses par les parfums violents et les effluves toxiques qu'elles dégagent.

Le Docteur Noirot cite ce fait que les lauriers rose en fleur, renfermés la nuit dans une chambre, ont donné la mort à des personnes qui y étaient endormies. Il rappelle également qu'on a trouvé à Londres une femme morte dans son lit, sans qu'on pût soupçonner d'autre raison de cet accident que les exhalaisons de lys fleuris qu'elle avait gardés dans sa chambre, qui était peu spacieuse.

Triller a vu une jeune fille périr de la même manière par l'effet des fleurs de violette. Certes, ces faits sont exceptionnels. Cependant, comme ils peuvent être pour notre organisme une cause de gêne, de malaise, éloignons toujours les plantes de l'endroit où nous dormons.

Donnons encore un conseil sur un point qui, sans être ignoré, est trop souvent passé sous silence : la respiration cutanée.

Les pores de notre peau ne nous servent pas seulement à l'émission de la sueur. Ils sont le siège d'échanges gazeux et la respiration cutanée est d'une telle nécessité que le Docteur Arnulphy a pu citer l'expérience suivante : on a enduit la peau d'un animal d'un vernis imperméable, tout en lui laissant le libre fonctionnement du nez et de la bouche. L'animal est mort dans les 24 heures.

Les soins à prendre pour obvier à des inconvénients moins graves, mais importants tout de même, sont bien simples. Il faut que les pores aient toute liberté pour respirer : il faut donc que la peau, toute la peau, soit lavée tous les jours, et plutôt soir et matin. Il est bon, après ce lavage, quand la température le permet, de faire des exercices respiratoires et de la mobilisation active de tout le corps, sans aucun vêtement, afin que toute la peau participe au bien-être que ces exercices donnent à toute l'économie humaine et en particulier à l'appareil pulmonaire. On sera étonné des effets qui résultent d'une indication si simple.

C'est donc toute une hygiène que vous devez suivre. Vous savez que votre respiration est une des fonctions essentielles de votre corps. Par elle, vous allez puiser, constamment dans le milieu ambiant des énergies nouvelles qui contribueront à maintenir votre santé, à augmenter votre bonheur, à intensifier votre pouvoir !

Résumé

La respiration débarrasse notre sang usagé de l'acide carbonique, produit de nos combustions internes, auquel elle substitue de l'oxygène, principe actif, vivifiant.

Plus large, plus profonde sera votre respiration et plus vos échanges gazeux seront intenses.

Plus rythmés seront vos efforts et plus la maîtrise de vos émotions vous sera rendue facile.

Prenez donc l'habitude de respirer avec ampleur, avec régularité.

La respiration comprend deux temps: un temps pendant lequel votre poitrine se dilate (votre diaphragme s'abaisse tandis que vos côtes se soulèvent) : c'est l'inspiration; un second temps pendant lequel, grâce à une détente des mêmes muscles, votre diaphragme et vos côtes reviennent à leur position première, c'est l'expiration.

Vous avez avantage à développer votre poitrine par une respiration plus profonde. Vous devez cependant éviter de forcer votre respiration. En tout, il faut savoir conserver une sage mesure. Le yoga, qui conseille d'accomplir des tours de force respiratoires, est une méthode dangereuse dont on ne saurait trop se méfier.

Il est inutile que vous cherchiez des exercices compliqués.

Les plus simples, bien faits, sont toujours les plus efficaces et ne présentent aucun danger.

Matin et soir, placez-vous donc devant votre glace, dans votre chambre, la poitrine nue, dans la position du garde-à-vous. Cherchez à donner à votre physionomie cette impression de volonté décidée et calme, de maîtrise, de puissance que vous enviez. Redressez votre buste. Relevez la tête. Cherchez surtout à vibrer intérieurement. L'auto suggestion n'est véritablement utile que si elle transforme nos idées en émotions.

Emplissez alors vos poumons, emplissez-les sans effort, doucement, profondément jusqu'au maximum, et, sans marquer de temps d'arrêt, détendez vos muscles. Votre ventre s'affaissera, votre poitrine s'abaissera lentement. L'inspiration et l'expiration auront sensiblement une durée égale. Puis, sans marquer de temps d'arrêt, recommencez.

Un quart d'heure de ces exercices si simples, faits régulièrement le matin au saut du lit et le soir avant de se coucher, contribueront à maintenir votre corps en parfaite santé. Vous vous sentirez chaque jour en possession d'une vitalité plus grande.

En dehors de ces exercices, prenez l'habitude de respirer toujours largement et avec régularité. Recherchez un air pur. Respirez par le nez.

Donnez toute liberté à vos organes en portant des vêtements amples et bien compris: la femme doit redouter le corset qui déforme son buste et lui cause tant de maux.

Travaillez dans des pièces bien aérées et aimez la marchera marche active dans les grandes artères, dans les squares et les bois.                                                       ;

Habituez-vous progressivement à dormir la fenêtre ouvert ? Eloignez de votre chambre à coucher fleurs, plantes et animaux qui vous priveraient d'une grande quantité d'oxygène et rendraient toxique votre ambiance.

Que votre peau soit entretenue en parfait état de propreté, afin que ses fonctions respiratoire et éliminatoire soient par-là facilitées.

Outre vos exercices de respiration profonde, matin et soir, prenez l'habitude de respirer toujours largement, régulièrement, en suivant le plus possible les règles de l'hygiène. Quelle joie vous ressentirez bientôt, quand vous aurez suivi ces quelques conseils !

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