|
Le Cœur et la Volonté
« Le cœur du Sage est comme un lac profond
dans la montagne, pur et immobile. »
Dhammapada.
« A cœur vaillant, rien d'impossible. »
Jacques Cœur.
« Ne vous chargez point d'une haine
à soutenir; c'est un fardeau plus pesant que vous ne pensez. »
Mme de Sévigné.
« Nous admirons l'homme qui incarne
l'effort victorieux; l'homme qui ne fait jamais de tort à son prochain,
qui est prompt à aider un ami, mais qui a les qualités viriles
nécessaires pour l'emporter dans la sévère lutte de la vie actuelle. »
Th. Roosevelt. — La Vie intense.
« Allez votre chemin, ami; soyez fort, soyez
ferme, soyez invincible. Ne fuyez point le devoir, remplissez-le tout entier.
Faites-le d'abord envers vous-même, puis faites-le envers les autres.
N'oubliez pas que tous les hommes sont frères et que chacun est lié
à tous. Au plus faible donnez la main, au souffrant votre appui, au
désespéré votre consolation, au révolté votre tendresse, au déchu votre pitié.
»
W. W. Atkinson. — La Force-Pensée.
LE CŒUR ET LA VOLONTÉ
Le développement personnel, loin de nuir
à la sensibilité, épanouit le cœur. — La réflexion avant l'action.
Savoir donner. — Le « self contrôle » rend-il insensible à la douceur et
au charme de la vie ? Non. L'être magnétique vibre plus qu'un autre au
charme de la poésie, de la musique, des grands spectacles naturels. — A quel
moment l'être magnétique connaît la limite des forces qu'il peut
acquérir. Etre fort, puis être libre. — Les sentiments altruistes sont
inséparables de la véritable formation psychique. — Résumé.
Une objection souvent opposée à la
nécessité de développer en soi le Magnétisme personnel est cette idée qu'un tel
développement nuit à la sensibilité, endurcit le cœur et lui ôte
cette spontanéité charmante qui est comme la fleur des relations affectives.
Cette objection, toute d'apparence, repose sur l'erreur fréquente qui confond
la volonté avec je ne sais quel autoritarisme farouche et sans souplesse que
bien des gens prennent pour le sens du commandement. C'est cette erreur qu'il
importe de dissiper.
Bien loin que le développement du Magnétisme
personnel, tel que nous l'envisageons, ne nuise à nos qualités
affectives, nous affirmons, au contraire, que le cœur se trouve agrandi,
en quelque manière, par notre méthode qui ne donne à l'être
humain une abondante provision de forces que pour la mettre au service de la
collectivité.
Certains ont l'imagination fertile. Ils croient
en toute bonne foi — mal renseignés qu'ils sont — que celui qui passe « tout
son temps », lisez quelques minutes matin et soir — à développer en
soi-même des puissances que son entourage lui envie, n'a d'autre dessein
que d'écraser autrui sous le poids de sa supériorité et de vaincre toutes les
résistances, même les plus justes, par sa volonté souveraine. C'est faire
la nature humaine plus mauvaise qu'elle n'est.
Nous donnerons un exemple matériel pour faire
comprendre notre pensée et nous dirons que ce ne sont pas les colosses, les
athlètes, qui sont coléreux et désagréables, mais les avortons et les valétudinaires.
Le colosse sait fort bien que son simple aspect suffit pour tenir en respect
les braillards. Tout au contraire, l'avorton mène grand bruit; il pense
que, sans ce vacarme, il passerait inaperçu. Il en est de même dans le
domaine de l'esprit. L'homme qui sent en lui des pouvoirs presque infinis, qui
sait les manier, qui veut se rendre utile aux siens et à son entourage
moins immédiat a rarement la tentation de perdre son temps et ses forces
à molester autrui. Cette fantaisie absurde le détournerait de son but.
Il ne gâche pas sa poudre aux moineaux, comme les petits tyranneaux qui se
rendent désagréables faute de pouvoir ou de savoir se rendre utiles. Mais,
outre ce motif, il en est un plus élevé qui empêche l'homme fort de se
montrer égoïste. Notre enseignement découvre, plus loin que
l’intérêt matériel, des buts élevés à atteindre et celui qui
pratique nos leçons, participant aux plus magnifiques forces de la Nature,
acquiert un peu de sa bonté. Il est porté à se montrer bienveillant pour
tous, comme un arbre donne ses fruits, sans considérer qui les prend.
L'homme qui possède un Magnétisme
personnel puissant et exercé conserve naturellement la légitime ambition de
donner à sa femme et à ses enfants tous les avantages sociaux qui
rendent la vie plus douce. Il ne se retire pas du monde comme l'initié hindou.
Ce serait commettre une faute. Le sage occidental conservant une famille, son
premier devoir est de lui faire l'existence aussi douce que possible. Mais, ce
devoir une fois accompli, l'homme magnétique, imbu d'un large esprit social,
regarde autour de lui. Il voit les misères, et son cœur, qui
s'ouvre en même temps que ses forces s'épanouissent, le porte à
les soulager.
Ce qui peut sembler endurcir le cœur de
cette personne, c'est qu'elle réfléchit avant d'agir et que sa bonté ne se
manifeste point par à-coups, à la façon d'une crise de nerfs.
L'homme magnétique domine ses impulsivités. Mais, discuter sa bienveillance n'a
pas pour effet de l'interdire; on se contente de faire une juste part à ceux
qui souffrent, les soutenant selon nos possibilités autant que selon leurs
besoins, car, ainsi que l'a dit le plus doux des initiateurs: « II ne faut pas
prendre le pain des enfants pour le donner à des chiens ». Il ne faut
pas entraver la marche de nos affaires qui donnent le nécessaire à notre
famille dont nous sommes responsables, pour céder à des impulsivités,
quelquefois habilement mises en œuvre par les professionnels de la
misère et qui proviennent souvent plus de notre vanité que des sources
vives du cœur. Si nous donnons sans réfléchir, nous développons le
goût de la paresse chez ceux qui savent trouver chez nous table, bourse
et cœur grands ouverts. Un premier secours est difficile à refuser,
mais, sauf le cas d'infirmité ou d’extrême vieillesse, on est plus utile
à ceux qui souffrent en leur procurant un emploi qui les retire de la
peine qu'en continuant des aumônes, propres seulement à leur faire
perdre le goût nécessaire du travail.
Nous ne parlons pas ici du sentiment de la
famille, bien que cette objection nous ait été faite. Cette pensée nous a
semblé la plus absurde qui puisse être formulée. Comment un être
qui se sent plus fort, mieux armé que les autres, pourrait-il, par ce fait
même, oublier ce qu'il doit, ce qu'il lui est si doux de donner à
ceux qu'il aime ? Certes, l'homme magnétique ne choisira pas son épouse comme
un vulgaire impulsif, simplement parce que sa beauté fait sur lui une
impression sensuelle; il lui demande des qualités plus solides, des attraits
qui braveront le temps; une sécurité de caractère qui donnera à
l'union la solidité nécessaire pour édifier la maison du bonheur et la faire
durer autant que la vie. Mais, justement, cette réflexion qui a dirigé l'homme
dans le choix de sa compagne sera puissante également pour détourner les effets
des tentations ultérieures. Si le magnétisme personnel détruit cette forme
d'impulsivité qui mène l'époux au cabaret ou chez des maîtresses, on ne
peut dire qu'il y ait mal à cela. C'est un résultat dont nous nous flattons
et qui vise un but de relèvement social.
Quant aux enfants, l’homme magnétique est trop
soucieux de ses devoirs pour ne pas prendre un plaisir extrême à
les voir grandir, croître en intelligence et en force, pour ne pas présider
à leur éducation et leur donner ces mêmes enseignements, leur
faire pratiquer ces mêmes exercices qui ont si grandement réussi à
ses parents. Et puis, quand un homme ne se laisse pas impulsivement détourner
de son foyer par les attraits de la boisson ou de la luxure, est-il nécessaire
de lui commander d'aimer ses enfants ? N'est-ce pas le sentiment le plus
naturel et qui fleurit de lui-même dans une nature normalement équilibrée
?
Une autre objection, du même ordre, bien
que portant sur des faits moins graves, est la suivante:
« L'homme qui se maîtrise ne devient-il pas
insensible à tout ce qui fait la douceur et le charme de la vie ?
Goûtera-t-il, ainsi qu'un autre, le charme de la poésie, de la musique,
des grands spectacles naturels ? »
Par expérience personnelle et par les mille
confidences que nous recevons chaque jour, nous pouvons affirmer que le
développement, tel que nous le concevons, augmente la sensibilité. Un homme qui
n'exerce pas le « self contrôle », qui laisse envahir son esprit par des
pensées parasites, n'est jamais complètement à ce qu'il convient
de faire. Il porte aussi bien des souvenirs de fête dans son bureau de
travail, qu'il laisse des soucis d'échéances lui gâter les douceurs du foyer,
les charmes de la poésie et de la musique. Il se promène dans le plus
adorable paysage en supputant sa fin de mois. Quel plaisir, quel profit,
retirera-t-il de cette promenade qui devrait lui être si salutaire ? Son
oreille écoute les musiques divines, mais son esprit combine un rendez-vous
d'affaires ou de tout autre genre. Quel bien la musique lui fera-t-elle ? S'il
a des sentiments artistiques, il perd une joie magnifique; si l'art n'est pour
lui qu'un délassement, il n'est nullement reposé. L'émotion artistique est sans
effet; elle ne procure à son esprit aucune dérivation.
L'homme magnétique agit différemment. Il sait
que la volonté la plus forte n'est tout de même pas un ressort d'acier.
Aussi quand il se donne un plaisir, il goûte en cette distraction
à la fois une joie permise et la détente nécessaire à ses nerfs
parfois surmenés par le travail. Il fait l'oubli dans son cerveau et
s'abandonne au charme de l'heure enchantée. A quoi pense-t-il ? A rien en
particulier. Il se laisse envahir par une douce émotion. La beauté d'un visage,
le vif coloris d'un paysage, les murmures confidentiels de la forêt, la
divine chanson des sources le troublent délicieusement. L'heure est exquise. Il
la vit intensément.
En savourant ce plaisir, l'être
magnétique gagne des énergies nouvelles. Vienne l'heure du travail, il sera
prêt à l'action !
Nous avons vu que Napoléon, qu'il faut toujours
citer quand on parle d'énergie, avait coutume de considérer son cerveau comme
un secrétaire aux nombreux tiroirs. Chaque tiroir correspondait à un
certain ordre de faits et de préoccupations. Quand l'Empereur avait besoin d'un
renseignement, par une simple orientation de pensée, il ouvrait le tiroir
afférant à cette sorte de travail et se mettait à la besogne
comme s'il n'avait jamais pensé à une chose différente. Fallait-il
changer d'objet ? Il fermait le tiroir: finances, pour ouvrir celui de la
guerre et les deux sortes de travaux ne se mêlaient point dans son
esprit. Avait-il dix minutes de liberté complète ? Il « fermait
tous les tiroirs » et s'endormait, se réveillant au moment voulu, prêt à
rouvrir le tiroir nécessaire à son occupation du moment. Chacun de nous
doit agir de même en ce qui concerne les travaux et les plaisirs. A une
période d'effort, d'action, doit succéder une période de repos, de détente;
c'est la loi du rythme que nous avons développée longuement dans notre Science
secrète. Celui qui a vaincu ses impulsivités est maître de ses « tiroirs
». Il les ferme à volonté. Il n'a plus de pensées pénibles ou
obsédantes.
Cette maîtrise de la pensée est beaucoup plus
utile qu'on ne pense. Nous avons montré dans notre Science secrète
qu'elle nous permet d'acquérir des facultés supranormales : intuition,
inspiration: de les acquérir et de les exercer à volonté. Il suffit de
s'entraîner.
Ainsi que l'a dit un grand poète: «
l'inspiration, c'est de travailler tous les jours ». On peut régulariser,
développer cette faculté comme toute autre et nous pouvons citer en exemple
Victor Hugo, l'illustre poète, qui, tout comme un ouvrier, travaillait
tous les jours à des heures déterminées. Et les pages immortelles qu'il
nous a laissées témoignent que l'éducation psychique ne saurait nuire au génie.
Sans pouvoir nous appesantir ici sur tous les
aspects du problème, il nous semble avoir répondu suffisamment aux
objections qui nous ont été faites. Nous croirions manquer à tous nos
devoirs si la nouvelle édition de ce Cours ne contenait que des paroles
relatives à l'esprit; le cœur restera toujours à nos yeux le
jardin secret où poussent les fleurs les plus magnifiques.
On nous demandera peut-être encore,
à quel moment l'homme magnétique connaîtra-t-il la limite des forces
qu'il peut acquérir ? Nous répondrons ceci: quand on est parvenu à une
très grande puissance, on modifie de soi-même son objectif. Il
arrive un temps où on sent en soi-même une telle provision de
forces vives qu'on n'éprouve plus le besoin d'en acquérir de nouvelles. Devenir
un athlète de l'esprit ? A quoi bon. On se sent, à toute seconde,
inondé d'une sève abondante qui fait fructifier en notre esprit des
fruits abondants, des pensées claires et nettes. Que demander de plus pour
soi-même ? Et quant aux autres, nous savons en toute certitude que notre
pensée a une telle force qu'elle sera toujours souveraine. Il nous suffira de
l'exprimer, de vouloir et elle accomplira son œuvre.
A ce moment, goûtant la plénitude de nos
forces physiques, intellectuelles et morales, ce n'est plus à être
maître que l'on vise, mais à être libre.
Cette liberté trouve dans notre raison sa
limite naturelle: la liberté de chacun se termine où commence la liberté
d'autrui. Nous avons droit à tout ce qui nous est utile. Il nous faut
accroître nos pouvoirs, développer nos frcultés, mais nous devons, par-dessus
tout, ne pas attenter au bonheur, au développement, à la liberté des
autres. Le désir de l’autorité est la plus absurde impulsivité. Celui qui est
avide de commander crée autour de lui des forces adverses; il avait des amis,
il était entouré de bienveillance qui lui formait une atmosphère
agréable. Qu'il devienne cassant et dur et tout aussitôt ceux qui l'aimaient le
craignent. Dès ce moment, son atmosphère mentale s'en ressent.
Cet être autoritaire, au lieu de se sentir porté par un fleuve amical et
doux, sera entraîné par un courant pénible contre lequel il lui faudra lutter
sans cesse.
C'est que, ainsi que l'ont dit les anciens
philosophes — et leur théorie a été reprise par Prentice Mulford — la pensée
est une force. Elle affecte même une forme, variable selon la nature de
notre volition et l'intensité de nos sentiments. D'ordinaire, ces
caractères ne sont pas visibles, sauf aux regards de certains sujets
magnétiques. Ceux-ci, doués d'une sensibilité particulière, voient les
formes-pensées émaner de l'être humain et créer « l'aura », dont la
couleur manifeste notre état d’âme. Leur unanimité certifie qu'il y a bien là
quelque chose de réel. En effet, tous voient d'un bleu céleste les pensées
religieuses et mystiques, jaune citron, plus ou moins lumineux, les pensées de
recherche scientifique, terreuses les pensées de lucre, rouges les idées de
colère qui sont traversées d'éclairs, quand l'explosion de ce sentiment
est violente.
Ces pensées vont à distance et agissent
dans l'atmosphère des personnes qui sont l'objet de nos préoccupations.
Elles vont et portent notre émotion.
Nos propres pensées agissent naturellement, et
plus encore sur nous-mêmc. La connaissance de ce fait nous oblige
à exercer un contrôle rigide non seulement sur nos actions, mais encore
sur nos pensées. Dans tous les cas, nous ne devons pas admettre que le mal
puisse émaner de nous et que nous puissions être pour les autres une
cause de perturbation.
Le Magnétisme personnel est une force dont nous
avons expérimenté les bienfaits. La puissance que nous cultivons doit
être mise au service d'une intelligence lucide. Ainsi, celui qui suit nos
enseignements devient un être nouveau.
Cet être nouveau que la vie comble,
chaque jour, de joies infinies, n'est-ce pas celui qui vous sert d'exemple
maintenant ? Oui, élevez la tête vers les hauts sommets. Ouvrez votre
cœur.
Développez en vous des sentiments altruistes,
lesquels sont inséparables de la véritable formation psychique.
Quand vous aurez à supporter la mauvaise
humeur de certaines personnes, vous vous direz, pour vous exhorter à
l'indulgence, que ce sont là des malades ou des nerveux. Vous les
écouterez avec compassion. Mais vous n'entrerez plus en conflit avec elles.
Vous reconnaîtrez implicitement par-là que la mauvaise humeur et la
colère sont, sinon des maladies véritables, du moins l'indice d'un
mauvais équilibre psychique. Or, si vous développez votre influx magnétique par
les exercices préconisés dans ce Cours, le premier résultat de cet entraînement
est de vous doter d'une bonne santé physique. Vous renoncerez à tout
excitant autre que la volonté. La respiration profonde vous donnera un rythme
pulmonaire qui vous rendra victorieux de vos véhémences inutiles. Vous serez,
dès lors, entièrement responsable de vos actions et de vos
paroles. Ce sentiment nouveau vous donnera une conscience plus nette de vos
devoirs. Il sera le gage d'une transformation de toute votre personnalité.
Agissant en pleine connaissance de cause, il ne vous sera plus possible de
faire de sang-froid ces incartades que vous aviez encore, quelquefois quand
vous n'étiez pas maître de vous. Réfléchissant avant d'agir, vous pourrez
difficilement agir mal. Connaissant le pouvoir des paroles, la puissance des
pensées, vous n'entretiendrez dans votre cœur et dans votre esprit que des
sentiments élevés et des pensées nobles.
Etre bon, compatir à la douleur des
autres, venir en aide il tous ceux qui souffrent, relever les courages
défaillants, telle sera votre préoccupation constante. Vous ne serez
peut-être pas, et même sûrement, un impulsif de la bonté, un
niais bienveillant qui se laisse leurrer aux lamentations intéressées de
quelques-uns. Vous serez réfléchi, conscient de vos devoirs envers
vous-même, envers votre famille, envers votre prochain.
L'idéal du psychiste est nécessairement
altruiste. L'homme qui développe son Magnétisme personnel s'accoutume à
réfléchir. Il voit bien vite que le bonheur de tous est encore le meilleur
moyen de procurer le bien-être de chacun. Il n'y a là rien qui
ressemble à une utopie et qui tende au bouleversement des lois établies.
On ne peut exiger de personne d'être un apôtre et de se sentir dévoré de
zèle pour le bien de l'Humanité au point de quitter sa femme et ses
enfants, ou de se retirer au désert pour y méditer sur les vérités éternelles.
Ce qui est requis de tout le monde, c'est le plus de bonté possible, c'est une
tendance continue vers le mieux, tel qu'il nous apparaît à la
lumière de nos convictions.
Ce mieux, que nous n'atteindrons jamais
complètement, parce que nos forces sont limitées, nous devons savoir
à quel point nous sommes encore loin de l'atteindre. Cette certitude
d'un but excellent, mais placé en dehors de nous, est un stimulant merveilleux
pour l'essor de nos énergies. Ce bonheur collectif que nous désirons de tout
notre cœur nous semble une terre promise. Cherchons là, cette
terre, avec foi. Et soyons assuré que notre peine ne sera pas inutile.
Résumé
Notre premier devoir est donc envers
nous-mêmes et ceux dont la vie dépend de la nôtre. Mais, une fois que le
bien-être de notre famille est assuré, agrandissons notre cercle
d'action. Donnons ici de bons conseils, là des pensées réconfortantes.
Faisons du bien. Et sachons surtout que les richesess les plus grandes du monde
ne sont pas les richesses matérielles.
Par notre exposé, on a pu se rendre compte de
l'erreur où tombent ceux qui pensent que le développement du Magnétisme
personnel est le développement de l'égoïsme. Combien le but que nous
proposons est différent ! L'homme magnétique doit travailler, se perfectionner,
se dévouer à la cause commune. Il doit élargir son horizon. Il doit sans
cesse avoir devant les yeux un idéal élevé. C'est le seul moyen qui permette
d'arriver au but que nous nous sommes assigné et que nous voulons faire
entrevoir à tous les adeptes: l'amélioration de chacun pour le bonheur
de tous.
|