A free digital edition from the pnl-nlp.org library, kept since 2005 by ISI-CNV, the school of Dr. Marco Paret. Why we keep these books
 

 

Cours de magnétisme personnel

Back to Index

EXPÉRIMENTATION SUGGESTIVE

Les trois facteurs d'influence. — L'erreur commise par les suggesteurs qui ne reconnaissent qu'un seul facteur hypnogène. — Comment on impose une idée. — Texte de la suggestion à imposer. — Entraînement du suggesteur. — Cherchez à augmenter la suggestibilité du sujet.

 

Les moyens que nous venons d'exposer permettent de trouver rapidement les personnes accessibles à la suggestion imposée. Voyons maintenant quelles expériences nous pouvons tenter sur ces sujets.

Il nous faut, tout d'abord, revenir sur un point. Que les phénomènes se produisent sous hypnose ou à l'état de veille, nous devons toujours distinguer trois facteurs déterminants: magnétisme, hypnotisme ou suggestion. Ces causes, qu'on a quelquefois avantage à utiliser ensemble, ne peuvent être confondues. Leurs effets, bien qu'ils présentent quelquefois des similitudes, sont assez différents pour ne pas induire en erreur un observateur attentif.

Nous sommes donc en présence de trois modes d'influence:

1°. — Le Magnétisme, action physiologique, force émanée de l'être humain et dont l'action se produit dans le sens de la volonté qui le dirige suivant des lois bien définies, spécialement la polarité. Cette force se retrouve dans tous les corps et agents de la nature. De tous temps, depuis l'antiquité la plus reculée, l'existence de ce « fluide » a été affirmée, et, de nos jours, des expérimentateurs ont confirmé ces croyances anciennes.

2°. —L'Hypnotisme: action physique. Sous l'influence d'un agent: son retentissant, lumière éclatante, ou toute autre cause amenant une fatigue profonde des sens, par la compression de certains organes (qui détermine un épuisement rapide des réserves nerveuses), l'hypnotisé tombe en sommeil, traversant différentes phases que nous avons déjà exposées. C'est l'idée de Braid reprise et développée par Charcot, Dumontpallier, Féré, Binet, Pitres, Paul Richer, Paul Magnin, Luys et tant d'autres. Nous avons déjà défini les graves inconvénients de cette méthode.

3°. — Enfin, la Suggestion, action psychologique. Ici, la pensée seule détermine les perturbations de tout genre, que le sujet éprouve à l'état de veille ou en sommeil.

Au 1er Congrès international de Psychologie expérimentale que nous avons réuni à Paris en 1910, son regretté président, M. Emile Boirac, à ce moment Recteur de l'Académie de Dijon, a précisé la question en ces termes :

« La suggestion et les actions purement hypnotiques sont incapables d'expliquer tous les phénomènes de l'hypnose: un certain nombre d'entre eux reconnaît pour causes les forces émises par l'être humain. » (  Henri Durville. — Compte rendu des travaux du 1er Congres International de Psychologie expérimentale, Paris, 1910. )

 

Ces quinze dernières années, en raison du bruit qui fut fait autour des premières expériences de suggestion imposée, l'opinion la plus généralement admise était celle de l'Ecole de Nancy (professeur Liébeault, Bernheim) n'admettant qu'un seul facteur hypnogène: l'idée. Pour ces expérimentateurs, c'est l'idée qui provoque toutes les perturbations, qu'elle vienne du sujet lui-même (auto suggestion) ou qu'elle lui soit imposée par le suggesteur (hétéro-suggestion). Cette opinion a été tellement ancrée chez les premiers suggesteurs qu'ils ont nié l'influence magnétique, sans même vouloir étudier cet ordre de phénomènes.

Ainsi, le professeur Bernheim a pu dire:

« Le mot magnétisme, né d'une interprétation erronée des phénomènes, n'a plus raison d'être. C'est la suggestion qui domine la plupart des manifestations de l'hypnose; les prétendus phénomènes physiques ne sont, suivant moi, que des phénomènes psychiques. C'est l'idée conçue par l'opérateur qui, saisie par l'hypnotisé et acceptée par son cerveau, réalise le phénomène à la faveur d'une suggestion exaltée, produite par la concentration d'esprit spéciale à l'état hypnotique. La suggestion est la clef du braidisme. »

Bernheim affirme donc qu'il n'y a qu'un seul facteur hypnogène: l'idée. Selon cette théorie, si les sujets de Braid ou de Charcot s'endormaient en regardant une source lumineuse, c'est parce qu'ils avaient la certitude que la fixation de cet objet brillant leur produirait cet effet. Ceci est en contradiction complète avec l'histoire même de la découverte de l'hypnotisme, puisque ce fut au retour d'une séance magnétique que Braid, persuadé que l'hypnose provenait de la fatigue oculaire et non de l'influx magnétique, réveilla en pleine nuit sa femme et sa servante pour les endormir en leur faisant fixer un objet brillant, expérience qui réussit, bien que ni l'une ni l'autre de ces personnes ne connut même de nom l'hypnotisme qui n'était encore qu'une idée vague dans la pensée de Braid, et dont il ne leur avait nullement parlé. Bernheim dit encore:

« Tout peut réussir chez un sujet pourvu qu'il soit prévenu, C'est qu'un seul élément intervient en réalité dans tous ces procédés divers: la suggestion. Le sujet s'endort ou est hypnotisé lorsqu'il sait qu'il doit dormir. »

Raisonner ainsi, c'est partir avec une idée préconçue et aller contre les faits eux-mêmes. Ceux-ci démentent ce raisonnement. Il suffit d'éliminer toute cause de suggestion pour voir des phénomènes se produire, phénomènes d'ailleurs différents de ceux qui sont amenés par magnétisme ou suggestion. Certes, comme nous allons le démontrer, la suggestion a un pouvoir énorme. Chez certaines personnes, elle amène des modifications très profondes de la personnalité, de la motricité, des sens. Mais la suggestion n'est qu'un moyen d'influence: elle n'est pas le seul et n'explique pas tout. Bernheim, lui-même, ne dit-il pas d'ailleurs: « La suggestion domine la plupart des manifestations de l'hypnose. » II admet donc que d'autres de ces manifestations peuvent provenir de certains autres agents.

En réalité, tout chercheur impartial est obligé de reconnaître trois causes hypnogènes. Le magnétisme, l'hypnotisme et la suggestion sont des phénomènes nettement différents qui ne sauraient être confondus.

D'ailleurs, les sujets eux-mêmes — magnétisables, hypnotisables et suggestibles — présentent des différences notables. « Le sujet à suggestion, a dit très justement le Docteur Gaston Durville, peut très bien ne pas être sensible au magnétisme: il n'est influençable que par le moral et accepte, avec plus ou moins de résistance, selon qu'il a plus ou moins de contrôle psychique, l'idée que vous lui imposez. »

Soumettez un excellent sujet magnétique à une hypnotisation brutale et vous lui faites perdre ses facultés. Non seulement, il ne fera jamais un bon sujet hypnotique, mais vous lui ôtez ses facultés magnétiques. S'il s'extériorisait, ou s'il était doué de phénomènes de lucidité ou de prévision, la commotion violente que lui impose le processus hypnotique fausse ou détruit ces dispositions.

II est donc primordial de chercher à connaître les aptitudes de chaque sujet et d'employer la méthode qui lui convient.

 

Comment on impose une idée.

 

Au point de vue expérimental, il ne saurait être question que de suggestion imposée. On cherche à accaparer l'attention du sujet, de telle sorte que toute son activité cérébrale converge sur un seul point. Pour que le succès soit complet, il est indispensable que l'action suggestive soit nette, intense, rapide.

Il faut, de propos délibéré, éliminer de la pensée du sujet tout ce qui peut être cause de doute ou d'atermoiement. Les formules de politesse, si elles peuvent être une cause d'hésitation, seront même supprimées. En tout cas, il ne faut pas qu'elles laissent dans la pensée du suggéré l'idée qu'il est libre de faire ce qui lui est commandé. Ne dites pas: « Voudriez-vous avoir la complaisance de faire ceci ou cela », mais « Faites ceci » ou, tout au plus: « Veuillez le faire ». Que votre parole soit un ordre bref, impératif, dont vous cherchez immédiatement à assurer l'exécution. Plus votre action est intense et rapide, moins le sujet s'aperçoit de votre pression morale sur sa pensée, moins, par conséquent, il cherche à s'y opposer.

Pour donner là votre suggestion le plus de chances possible de s'incruster dans l'esprit du sujet vous devez considérer trois facteurs :

1°. — Le texte même de votre suggestion;

2°. — La manière d'imposer votre ordre;

3°. — Les circonstances favorables qui développent la suggestibilité du sujet et le font plus perméable à votre volonté. Envisageons ces points successivement:

 

Texte de la suggestion à imposer

 

Votre but est de fixer sur un seul point toute l'attention du sujet soumis à l'expérience. Il faut que toute son activité cérébrale converge vers l'idée que vous voulez lui inculquer, celle du sommeil ou de quelque perturbation psychologique, motrice ou sensorielle.

C'est précisément parce que vous tendez à rassembler toutes les forces mentales du sujet vers une seule idée que les déments ne peuvent être suggérés. Ces malades ne sont pas en état de fixer leur attention. Votre suggestion peut aider une force en état de dépression, mais elle ne saurait se substituer à une qualité qui fait défaut. Chez le sujet normal ou seulement nerveux, cherchez à accaparer l'attention, à la rassembler tout entière sur le phénomène à réaliser. Plus le monoïdéisme sera complet et plus le résultat sera obtenu avec facilité et rapidité.

Ce qui démontre que la suggestion est, en somme, un phénomène d'attention, c'est qu'une personne maîtresse d'elle-même peut, en concentrant ses pensées, arriver parfaitement à l'autosuggestion complète: elle crée un monoïdéisme, celui du sommeil, par exemple, et elle arrive à s'endormir à volonté d'un sommeil normal et profond. Or, ce phénomène du sommeil que chacun peut, après entraînement, créer en soi-même, il vous est plus facile encore de l'obtenir sur un grand nerveux car, sous l'influence de la suggestion, son travail cérébral diminue, il fait de moins en moins d'associations d'idées.

Voulez-vous, chez un sujet nerveux, obtenir l'hypnose ? C'est la seule idée de « sommeil » qui doit remplir tout le champ de la conscience. Préférez-vous à l'état de veille, contracturer le bras ? C'est l'idée de « raideur », de « contracture » qui doit s'incruster dans le cerveau, l'occuper complètement, en chasser toute pensée étrangère.

Afin que cette idée s'impose en maîtresse dans le champ mental de votre sujet, il est toujours préférable de concentrer votre action le plus possible, de préférence en un seul mot, que soit « sommeil », « paralysie » ou tout autre, selon ce que vous désirez obtenir. L'attention se rassemble mieux sur un seul mot que sur une phrase, même la mieux construite. L'essentiel est de donner une seule pensée, et un seul mot, souvent répété, empêche l'esprit de s'égarer.

Rappelons, à cet égard, les préceptes formulés par le professeur Aug. Voisin et dont nous devons nous souvenir pour toute séance de suggestion imposée: les ordres doivent être exprimés avec netteté, conviction et autorité, en phrases brèves, concises, martelées, réduites au strict minimum. Chacune des syllabes sera nettement distincte des autres et articulée, autant que possible, suivant le rythme des mouvements respiratoires.

La première condition pour réussir est donc que votre ordre soit bref.

Ne faites pas comme un hypnotiseur que nous avons vu opérer dans un café et qui, voulant frapper l'esprit de son sujet, afin d'obtenir la chute en avant, disait avec une emphase qui le faisait bredouiller: « Vous ne pouvez pas ne pas résister ». La personne était prise d'un fou rire, non sans cause ! Il ne faut pas s'embrouiller.

Au lieu de chercher des phrases ridicules, dites avec force et autorité: « Vous tombez en avant, vous tombez... tombez... irrésistiblement... » Et répétez inlassablement la même phrase sur un ton de plus en plus en plus énergique, convaincu: « Vous tombez... tombez... irrésistiblement... » Le mot « tombez » s'empare de l'esprit du sujet, y forme une image d'autant plus nette que la suggestion est faite avec conviction et assurance. Avoir soin de toujours compléter une suggestion verbale par une suggestion du geste, de l'attitude. Ainsi, voulant faire tomber quelqu'un, il faut vous-même esquisser le mouvement que vous désirez imposer et mimer la chute, synchroniquement à la suggestion.

Quelquefois, sur les grands impressionnables, un seul mot proféré énergiquement, suffit à déterminer le résultat cherché. Après un moment de silence, qui augmentait la sensibilité du sujet suggestible, l'abbé Faria prononçait le mot « dormez ! ». Il le prononçait avec une énergie farouche et cette seule suggestion, entrée avec force, suffisait souvent pour déterminer l'hypnose.

Dans d'autres cas, il y a avantage là faire la suggestion sur un ton monotone. La monotonie endort l'attention. C'est grâce à elle que le bercement endort le jeune enfant. Il peut donc y avoir avantage à répéter, sur un ton doux, toujours le même, le seul mot en quoi se concentre votre effort suggestif: « sommeil... profond sommeil... sommeil... profond sommeil... sommeil... profond sommeil... » Augmentez ensuite la monotonie en scandant les syllabes « som.. .meil... som.. .meil... som. . .meil... », en les prononçant sur un rythme parfaitement régulier. Cette continuité fatigue l'ouïe et entraîne le sommeil.

Entre ces deux méthodes, l'une énergique et rapide, l'autre plus lente et plus douce, il y a des étapes que seule la pratique apprend à discerner.

 

Entraînement du suggesteur

 

La plus grande part du succès provient donc de la manière dont la suggestion est faite.

Elle ne doit laisser aucun doute sur le calme et l'autorité de celui qui suggère, non plus que sur sa pleine confiance dans le succès final. Il ne faut pas douter et, si le succès paraît devoir être long et difficile à acquérir, n'en laissez rien paraître.

Plus le suggesteur est maître de lui, maître de sa pensée et de la façon de l'exprimer — paroles et gestes — et plus il augmente ses chances de réussite. C'est ce qui explique pourquoi un suggesteur entraîné réussit là où un débutant échoue.

C'est une raison de plus pour s'entraîner chaque jour davantage à la maîtrise de soi. Le mieux, nous l'avons dit, est de s'éduquer devant une glace qui reflète toute la personne ou, faute de mieux, tout le buste. Après avoir préparé avec soin le texte de votre suggestion émotionnelle, parlez avec autorité devant la glace, jouez votre rôle. Seul, à l'abri des regards qui pourraient peut-être vous décontenancer, dites, comme si votre sujet était devant vous, avec une autorité calme, le texte que vous devez suggérer.

Au début, il y a lieu de ne pas formuler de suggestions trop en désaccord avec la réalité ordinaire. Ne cherchez pas à faire croire à votre sujet qu'il est un éléphant. Cette idée vous semble à vous-même difficile à admettre; vous ne l'imposerez pas d'abord avec la conviction qu'il faut. Cherchez un effet plus facile: par exemple, tentez de mettre en contracture le bras de votre sujet.

Devant votre glace, agissez comme si le sujet était devant vous et affirmez avec autorité à ce personnage idéal: « votre bras se raidit de plus en plus... il devient rigide... rigide... rigide... de plus en plus rigide... rigide... rigide.. . de plus en plus rigide. » Ne faites pas de temps d'arrêt: c'est une des raisons pour lesquelles vous devez vous entraîner au début.

Tout arrêt dans votre suggestion permet au sujet de penser, de se reprendre, de dériver son attention, d'échapper à votre influence à laquelle il doit céder. Parlez, parlez sans arrêt, d'un ton convaincu, autoritaire et que le mot « rigide », qui synthétise votre action, repasse continuellement. II aura ainsi plus de force pour s'imposer. Ne perdez jamais de vue que votre suggestion imposée doit être très simple, concrétisée le plus possible en un seul mot qui se répète continuellement.

Si vous avez un camarade qui se prête à votre entraînement, la tâche en sera plus aisée. Vous vous entraînerez devant lui.

 

Cherchez à augmenter la suggestibilité du sujet.

 

Non seulement il faut arrêter le texte de la suggestion, savoir imposer sa volonté, mais il est encore utile de placer le sujet dans les conditions où il est le plus accessible à votre influence. C'est un point important.

Comment peut-on augmenter la suggestibilité ? Les moyens en sont nombreux. Si vous vous êtes fait présenter comme un suggesteur habile, la pensée de votre pouvoir agit déjà sur le sujet; on vous sait puissant dès avant que vous aviez parlé. Une certaine mise en scène est utile. Sur une scène de théâtre, la personne qui monte vers vous est déjà fortement gênée, intimidée par les regards des auditeurs. Elle est donc plus accessible qu'à tout autre moment à l'emprise d'une volonté calme sur la sienne. Dans un café, dans une réunion, il en est de même.

Vous pouvez montrer votre pouvoir suggestif en effectuant, sur un sujet déjà entraîné, un certain nombre d'expériences qui étonneront la personne sur laquelle vous expérimenterez ensuite. Le fait d'avoir eu des preuves de votre influence la prédispose à la subir. C'est pourquoi beaucoup de personnes qui font de l'hypnotisme dans un but thérapeutique font des expériences en commun. Voir des personnes dormir prédispose au sommeil. La pensée, surtout, qu'il n'y a là rien de mystérieux ou de dangereux enlève chez beaucoup de sujets le désir de résister qui se produirait s'ils se croyaient en proie à quelque puissance occulte ou mystérieuse.

Il est toujours bon — que vous agissiez dans un but thérapeutique, éducatif ou simplement expérimental, — de prévenir votre sujet qu'il ne court aucun danger, qu'il peut se laisser influencer en toute confiance. Vous devez démontrer, surtout par des expériences faites sur d'autres sujets, que chacun, une fois réveillé et même en état de sommeil, conserve sa propre personnalité et qu'on serait hors d'état de lui faire accomplir une action en contradiction avec ses intérêts ou avec ses principes. Cette confiance est indispensable car beaucoup, parmi ceux qui se prêtent volontiers à vos essais, peuvent conserver, gravée dans leur inconscient, une crainte qui les empêche de s'abandonner entièrement à votre suggestion. Efforcez-vous de combattre cette autosuggestion en méritant de toute manière la confiance de vos sujets. Mettez ceux-ci en rapport les uns avec les autres, afin qu'ils échangent leurs impressions et s'affirment à leur réveil qu'ils n'ont éprouvé aucune impression pénible. Leur confiance vous viendra et vous les suggérerez ensuite aisément.

L'étonnement est un moyen dont se servent quelques hypnotiseurs pour développer la suggestibilité. Des prestidigitateurs-hypnotiseurs qui font, avant leur séance d'hypnotisme, des tours de passe-passe exécutés avec habileté augmentent leurs chances de succès lorsque viennent les expériences réelles ( Voir à ce sujet la série des Trucs de la prestidigitation que nous avons éditée et ou sont dévoilés les subterfuges employés par les faux sujets et le faux médiums. )

Bien entendu, il faut, durant vos essais, éviter au sujet toute cause de distraction. Il est bon qu'il soit bien à l'aise, assis ou allongé, les muscles détendus, que sa respiration soit ample et régulière. Que la pièce où vous expérimentez soit éloignée de tout bruit; que les personnes présentes observent un silence complet; point de mouvement; peu de lumière. Telles sont les meilleures conditions pour exercer votre influence.

Sachant reconnaître les personnes accessibles à la suggestion imposée et vous sentant assez sûr de vous-même pour imposer cette suggestion, vous pouvez aborder sans crainte l'expérimentation.

Que pouvez-vous chercher à obtenir ?

Les phénomènes sont nombreux. Sous l'influence d'une idée introduite dans la conscience du sujet, nous voyons celui-ci perdre possession de ses facultés. Il reste tout d'abord éveillé ou paraît tel, mais ce n'est plus sa pensée qui le guide, c'est la vôtre. Cherchez-vous à changer sa personnalité ? Il se croit plus jeune ou plus âgé qu'en réalité; il incarne tel ou tel personnage que vous lui suggérez d'être, que ce personnage soit bon ou mauvais, célèbre ou obscur, du même sexe que le sujet: ou d'un sexe différent. Tout en le maintenant à l'état de veille, vous pouvez lui imposer des troubles de la motricité ou des perturbations sensorielles.

Votre sujet peut même perdre complètement le contrôle de sa personnalité: c'est alors le sommeil qui, ainsi que nous le verrons, est très différent du sommeil ordinaire.

Provided Online by http://www.neurolinguistic.com

Back to Index

From our Online Free Library at www.pnl-nlp.org/dn Find now here hundreds of ebooks and texts on NLP, Hypnosis, Coaching, and many other mental disciplines...

Dalla nostra libreria online a www.pnl-nlp.org/dn/ Scopri centinaia di libri su PNL, Ipnosi, Coaching e molte altre discipline della mente